Faire progresser la sûreté nucléaire et la radioprotection

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La sûreté des centrales nucléaires

La France est l’un des pays dotés du plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté.

 

La sûreté des centrales nucléaires

La sûreté des centrales nucléaires

La France est le premier pays au monde en nombre de réacteurs nucléaires en exploitation par habitant : 58 réacteurs pour 66 millions de Français, en 2014. Ces réacteurs sont implantés au sein de 19 centrales nucléaires réparties dans l’Hexagone. Ensemble, elles produisent près de 80% de l’électricité totale produite par la France.

Le parc des centrales nucléaires françaises présente la particularité d’être standardisé : quoique nombreuses et construites en l’espace de plus de 20 ans, elles restent techniquement proches, reposant toutes sur une même technologie : l’eau sous pression. Autre caractéristique : un seul et même industriel, EDF (Electricité de France) les exploite. De même, la conception et la construction des centrales nucléaires ont principalement été réalisées par une société unique, FRAMATOME, devenue aujourd’hui AREVA NP.

La responsabilité des activités à risque incombe à ceux qui les entreprennent. En France, c’est EDF, l’exploitant, qui est le premier responsable de la sûreté des centrales nucléaires. Il s’agit pour le groupe de mettre en œuvre les dispositions qui permettront de garantir leur bon fonctionnement, d’éviter les accidents et de gérer les éventuels incidents de manière à en minimiser les conséquences.

L’ASN, Autorité administrative indépendante

Pour s’assurer qu’EDF exerce sa responsabilité d’exploitant et respecte les exigences de la réglementation en matière de sûreté nucléaire, l’État a chargé une autorité administrative indépendante, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de le contrôler. Historiquement, le contrôle visait à s’assurer de la conformité technique des installations et des activités. Mais son champ d’action s’est élargi. Aujourd’hui, le contrôle englobe également les facteurs organisationnels et humains : il prend en compte les comportements individuels et collectifs et le management, par exemple. Il prend également en compte les aspects environnementaux ainsi que la radioprotection des travailleurs.

L’ASN dispose d’une direction opérationnelle, la direction des centrales nucléaires. Celle-ci s’appuie sur une équipe d’inspecteurs affectés notamment au contrôle des installations nucléaires productrices d’électricité.

Les événements significatifs doivent être rendus publiques

En plus des éléments recueillis lors de ses inspections, l’ASN dispose de données fournies par l’exploitant conformément à la procédure réglementaire de déclaration des événements significatifs. EDF est tenu de déclarer à l’ASN tout événement significatif qui surviendrait au sein de ses installations nucléaires. Ainsi l’ASN peut vérifier qu’EDF a analysé les problèmes de manière pertinente et que les mesures ont été prises pour corriger la situation et éviter que l’événement ne se reproduise.

Le parc français des centrales nucléaires

Les 19 centrales nucléaires actuellement en fonctionnement en France ont été globalement construites sur le même mode. Tous leurs réacteurs utilisent la même technologie, dans laquelle de l’eau sous pression sert à transporter la chaleur produite par les réactions nucléaires.

Comment est assurée la sûreté ?

La mission de l’ASN s’articule autour de quatre grands principes intangibles : la responsabilité de l’exploitant, l’indépendance vis à vis de l’exploitant, la mise en place d’une stratégie de sûreté fondée sur la « défense en profondeur » et la prise en compte permanente des événements de terrain.

Radioprotection et protection de l'environnement

Au cours de leurs travaux dans les centrales nucléaires, certains personnels sont exposés à une faible radioactivité résiduelle, tout particulièrement à l’occasion des opérations de maintenance réalisées lors d’arrêts de réacteur. Si elles se répétaient trop souvent et de manière trop significatives, ces expositions pourraient entraîner des problèmes de santé. C’est pourquoi la réglementation fixe des limites d’exposition et chaque travailleur est muni de systèmes lui permettant de connaître les doses qu’il a reçues quotidiennement et au cours de l’année passée.

Comment améliorer la sûreté ?

Chaque jour, EDF réalise une surveillance de ses installations à la demande de l’ASN, bien sûr, mais également de sa propre initiative. EDF cultive en effet une "culture interrogative" qui le conduit à rechercher les anomalies par lui-même. A ces anomalies, découvertes parce qu’on les a cherchées, s’ajoutent les événements qui surviennent de façon inopinée.